Rapport sur la Mise en marché du documentaire au Québec

L’Observatoire du documentaire est fort heureux de vous présenter le document Mise en marché du documentaire au Québec : expériences récentes, solutions créatives et informations stratégiques.

Souvent laissés pour compte dans le passé, les enjeux liés à la diffusion, à la recherche d’auditoire et à la mise en marché deviennent aujourd’hui incontournables tant pour les artisans du cinéma et de la télévision que pour les responsables des programmes gouvernementaux. À l’heure où de grands bouleversements secouent tout l’écosystème du documentaire, nous croyons qu’il est opportun de procéder à ce sain exercice de décloisonnement et de partage d’information à ce sujet.

Note : pour un résumé de l’étude vous pouvez consulter la Première partie uniquement, soit de la page 10 à 49.

Nous remercions Nathalie Perreault, qui a mené la série d’entretiens avec les principaux télédiffuseurs, distributeurs et exploitants de salle ainsi qu’avec de nombreux acteurs clés du milieu du documentaire, et qui a colligé les informations utiles à cette publication.

Ce rapport se veut un outil essentiel, tant pour les réalisateurs ou producteurs novices désireux de savoir comment les télédiffuseurs sélectionnent les films et travaillent à leur promotion que pour les acteurs expérimentés du milieu qui souhaitent mieux comprendre les stratégies des distributeurs ou les contraintes auxquelles font face les exploitants de salle. Globalement, la foule d’informations qu’on y retrouve permet de mieux appréhender les réalités distinctes de nombreux joueurs évoluant dans ce domaine.

La conclusion générale de ces entretiens est sans contredit la nécessité de concertation et de coopération entre les divers acteurs concernés : producteurs, réalisateurs, distributeurs, télédiffuseurs et exploitants de salle. La conjoncture nous oblige tous à créer des ponts afin de mieux arrimer notre travail, d’améliorer nos pratiques et de peaufiner nos stratégies pour que le documentaire puisse continuer d’être vu par le plus grand nombre possible.

Mais soyons bien clairs, et c’est aussi un élément qui ressort de ces entretiens, le succès d’un documentaire ne doit pas être évalué uniquement à l’aulne de la cote d’écoute ou du box-office. Bien d’autres facteurs peuvent nous permettre de reconnaître l’inestimable apport de cette forme d’art comme outil essentiel à la vie démocratique et culturelle. Il est toujours bon de le rappeler tout en réaffirmant la nécessité qui nous incombe de développer des méthodes innovantes et efficaces de distribution et de diffusion.

L’Observatoire remercie Téléfilm Canada ainsi que l’Office national du film du Canada pour leur soutien à la réalisation de ce document ainsi que Carmen Garcia, ancienne présidente de l’Observatoire, qui en a été l’initiatrice.

Sur ce, bonne lecture.

Benjamin Hogue

Directeur de l’Observatoire du documentaire